MUTATION
L’économie mondiale est au centre d’un véritable maelström. Nul ne peut dire s’il s’agit d’une crise cyclique ou d’une mutation plus profonde. Dans les secteurs de la consommation et du crédit, il est toutefois probable que l’on soit plutôt face à une mutation.
Aux États-Unis, le paysage change fondamentalement : à fin mai 2009, le chômage atteint les 9 % et le taux d’épargne est remonté à près de 7 %. Où est passée la préférence pour le consumérisme ? Où est passée l’habitude de vivre à crédit ? Nombre de professionnels à travers le monde considèrent que rien ne sera jamais plus comme avant. Il y a trois ans déjà, LaSer avait décidé de quitter définitivement le statut d’organisme spécialisé dans le crédit à la consommation en resituant le crédit dans l’ensemble plus large de la batterie d’outils et de services utiles pour une gestion créative de la relation client. Dès l’hiver 2007- 2008, nous accélérons le changement en visant un meilleur équilibre des activités de crédit et de marketing services. En juin 2008, LaSer met en place à cette fin une nouvelle organisation. Au-delà des grandes décisions stratégiques, notre intuition est que ceux qui traverseront le mieux ce maelström, ce sont les acteurs hybrides et innovants. Avec sa double tradition d’activités de crédit et d’activités de marketing, avec son double actionnariat – bancaire et commercial – LaSer a de nombreux atouts pour être l’un de ces acteurs dynamiques de demain.
Encore faut-il être lucide sur ce qui va et ce qui ne va pas. La crise révèle les faiblesses de chacun. En ce qui concerne LaSer, le mix de nos deux génétiques n’a pas toujours été le bon. Pour faire image, nous avons peut-être été trop financiers dans les produits que nous vendions, parfois plus rentables que réellement adaptés à nos clients. Et peut-être avons-nous été trop commerçants dans nos back-offices en privilégiant le développement sur le contrôle maximal des risques. En 2008, nous avons connu une nette poussée des impayés, limitée à certains pays au premier semestre et plus généralisée au second.
En 2009, ce mouvement se poursuit et compromet notre rentabilité. Parallèlement à l’évolution importante des règles légales en France, nous avons décidé de revisiter les conditions de réussite de notre stratégie. Un plan de transformation sera mis en oeuvre dès l’été. L’enjeu est d’être dorénavant plus banquier dans notre organisation interne et plus commerçant et innovateur dans l’ensemble de notre offre au client final. C’est à cette condition que nous sortirons renforcés de la période actuelle de mutation !